Crimée, du 24 mai au 3 juin 2012.

 

 

Peu de touristes occidentaux voyagent en Ukraine. On y parle le russe ou l’ukrainien, pas l’anglais et encore moins le français. L’écriture cyrillique n’est pas du chinois, mais sans son petit lexique, c’est tout comme.

 

 

 

Aussi, avons-nous apprécié la présence de Veronica et d’Oleg, nos accompagnants francophones qui nous ont guidés et servis tout au long de notre voyage.

 

Ce grand pays, aujourd’hui indépendant, porte encore les marques de la présence soviétique, la moitié de la population est encore nostalgique de cette époque. La transition est difficile, l’économie en berne. Le niveau de vie n’est pas très élevé, on voit beaucoup de gens qui vendent le produit de leur jardin le long de la route. Paradoxalement, de grosses voitures circulent au milieu des vieilles Trabants. La corruption est généralisée, on achète le droit de ne pas faire son service militaire, un poste de député, la police raquette les automobilistes.

Démonstration avec Alexis, notre chauffeur : il se fait contrôler par une patrouille. Comme il n’y a rien à réprimer, il faut quand même passer à la caisse. Botte secrète d’Alexis qui présente une carte d’un haut gradé, (donnée ou achetée ?), et tout s’arrange, on peut repartir.

Tout n’est pas négatif, bien au contraire. Les gens sont très sympathiques, la vie n’est pas chère. On mange très bien au restaurant pour 6 ou 7 euros. La cuisine est très bonne. Les promenades en ville sereines et les filles « des bombes atomiques ». Que l’hypocrite qui n’est pas d’accord, me jette la première pierre.

 

La Crimée est une province au sud de l’Ukraine, bordée par la Mer Noire. Son climat est de type méditerranéen.

 

Nous avons atterri, sous une pluie battante à Simféropol et le lendemain c’est le départ pour Koktebel, en bord de mer. Nous découvrons les grandes plaines vallonnées, puis les immenses vignobles en arrivant dans le sud. La Crimée est la grande région viticole du pays.

 

Le premier jour, il fait beau, mais le vent du Nord est très fort, on dirait le Mistral.

Nous partons faire une randonnée en bord de mer sur une réserve naturelle. Calanques, criques et garrigues sauvages, c’est très agréable.

Au bout de la ballade, nous arrivons dans un village, à l’entrée duquel se trouve une cave de dégustation.  

Un petit arrêt s’impose. On achète deux bouteilles de champagne à 8 euros, que l’on va boire sur la plage en guise d’apéro. Premier méli-mélo avec les « Hryvnias », (prononcer grivnias), pour payer. Excellent le champagne, çà remonte l’ambiance, les femmes sont à point.

 

 

 

Nous avons hâte de découvrir le site de vol de « Klement’eva ». C’est un relief de 7 km de long, un peu arqué, haut de 80 à 120 mètres. Le vent est capricieux et souvent fort. Néanmoins, chacun fera des vols plus ou moins intéressants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’autre site est en bord de mer.

 

  

Le paysage est magnifique. Gleb, notre accompagnateur de parapente nous explique, par l’intermédiaire de Veronica, comment progresser vers les crêtes pour atteindre les thermiques au-dessus de la mer.

Le plan nous semble un peu foireux, mais Alexis, notre chauffeur est un très bon parapentiste. Il va faire le fusible.

 Très bonne idée, car il n’arrive pas à tenir et s’enfonce inexorablement vers la mer. Pas d’attéro possible, que de la falaise. Nous le voyons très loin tomber dans l’eau. Heureusement, tout va bien, il a encore pied, nous le voyons sortir. Pour finir la journée, Gleb, qui nous suit en voiture s’embourbe dans le chemin.

 

 

 

 

Nouveau site de vol en retournant vers Simféropol.

 

Nous y retrouvons les locaux de Koktebel. Ils nous mettent en garde, car un couple d’aigles niche au bout de la falaise et ils sont agressifs. Gleb en fait les frais le premier.

A mi-parcours, j’aperçois les deux rapaces, je m’empresse de faire demi-tour. Guy n’a pas cette chance et il subit une attaque en règle. L’oiseau attaque son extrados et enfonce ses serres dans le tissu. Mission réussie pour les aigles, tout le monde rentre au bercail.

 

Après le pique-nique, les conditions sont bonnes pour un autre vol, en évitant la gente ailée, bien sûr. Je prends une bonne ascendance avec Gleb et Alexis et bien vite nous sommes au nuage. Gleb m’invite à partir en cross. Nous sommes en plaine et c’est génial de courir les nuages sans s’occuper du relief en dessous.  Pas de vallées piégeuses, de reliefs sous le vent, les  attéros à l’infini.

Gleb fait demi-tour, c’est lui qui a les clefs du fourgon et de la voiture. C’est ballot, quand même. Je laisse Alexis qui pose dans la pampa. Il me rejoindra plus tard en stop. Nous sommes heureux et comme on ne peut pas communiquer, c’est avec de grandes poignées de mains que nous nous félicitons.

 

 

 

La journée suivante, il pleut. Nous arrivons dans un col au-dessus de Yalta dans les nuages. Brève visite et nous partons à Sébastopol pour trois jours.

L’hôtel se trouve en banlieue, au milieu d’un nouveau quartier résidentiel. Tous les styles y sont mélangés, les routes ne sont pas faites et le fourgon tangue comme un navire pour arriver.

 

 

 

 

Le lendemain nous volons en bord de mer.

Comme le vent est fort l’après-midi, Gleb nous emmène visiter une ancienne base soviétique.

La route d’accès est barrée par un monticule de terre. Il faut monter à pied sur une route abandonnée. Tous les bâtiments sont en ruine.

 

 

 

 

 

Munis de lampes torches, on s’enfonce dans la montagne dans les galeries bétonnées. Ce complexe s’étage sur quatre étages.

Construit de 1970 à 1990, il est resté inachevé à la fin de la guerre froide. Il aurait permis de mettre en sécurité et en autarcie, le staff Russe, pour 1000 personnes et pour 20 ans, en cas de catastrophe majeure, lors d’un conflit nucléaire. 

Certains signes sont compréhensibles même en français (sic)

 

 

 

La baie de Balaklavski, cachée dans les montagnes, était la base de la flotte des sous-marins soviétiques de la Mer Noire.

Un départ de parapente se trouve à 300 mètres au-dessus de la mer et on a une belle vue sur la rade et des ruines d’une forteresse Génoise du XIVe siècle.

Il y a une petite plage en bas, mais dès que les conditions faiblissent, il faut vite se poser, sinon on est bon pour une remontée de 300 mètres et personne ne peut nous dire si un chemin existe.

   

 

Notre dernier vol se fera à Aj-Petri, au-dessus de Yalta. Nous quittons Sébastopol très tôt le matin pour être au déco à 9 heures.

 

 Bonne initiative, car à notre arrivée, les nuages se forment déjà, le vent parfois de cul. Finalement tout le monde décolle pour un joli vol au-dessus des forêts et dans de bonnes conditions thermiques.

 

Mais il est temps de rentrer à Simféropol,

 

Les vacances se terminent. Le samedi la météo est détestable. On nous avait prévu un barbecue le midi, il faut l’annuler.

 

 

Les adieux sont tristes, car nous avons laissé des amis à la porte de l’aéroport.

Merci à Veronica, Oleg, Alexis et  Gleb.

 

 

 

Georges.

 

Le diaporama photo ici